La douleur au psoas qui semble venir aussi des intestins n’est pas rare et peut être très déroutante. Vous vous demandez si vos troubles digestifs peuvent provoquer une douleur de hanche ou de bas-ventre, ou si l’inverse est possible, et surtout comment y voir plus clair. Cette page vous aide à comprendre les liens possibles entre psoas et intestin, à repérer les signes d’alerte et à savoir quelles actions concrètes mettre en place pour retrouver un quotidien plus confortable.
Comprendre les liens entre douleur psoas et intestin

Lorsque le psoas fait mal en même temps que le ventre, plusieurs mécanismes peuvent être en cause, allant de la simple tension musculaire à des pathologies digestives plus sérieuses. En comprenant l’anatomie et les interactions entre ce muscle profond et votre système digestif, vous pourrez mieux interpréter vos symptômes. L’objectif est de vous donner rapidement des repères clairs pour savoir quand rassurer et quand consulter.
Comment le muscle psoas est relié aux organes digestifs voisins
Le psoas est un muscle profond qui part des vertèbres lombaires, entre la première et la cinquième, et descend jusqu’au fémur en passant par le bassin. Situé au plus près des intestins, il longe le côlon ascendant à droite et le côlon descendant à gauche. Sa proximité avec le péritoine, la paroi abdominale et certains nerfs comme le nerf crural explique que des tensions musculaires puissent être ressenties comme des douleurs abdominales.
À l’inverse, une irritation digestive, une inflammation locale du côlon ou un ballonnement important peut majorer la sensibilité du psoas. Ce muscle agit également comme un stabilisateur de la colonne lombaire et du bassin, ce qui signifie que toute perturbation dans sa fonction peut avoir des répercussions sur l’ensemble de la région abdominale et pelvienne.
Douleur psoas ou douleur intestinale : signes distinctifs à connaître
La douleur du psoas se manifeste généralement à l’aine, à la hanche ou dans le bas du dos. Elle est majorée lors de la marche, en montant les escaliers ou en relevant la cuisse, et peut s’accompagner d’une sensation de raideur. Le test de flexion active de la hanche contre résistance peut déclencher ou augmenter cette douleur.
Les douleurs d’origine intestinale sont plus volontiers crampoïdes, fluctuantes au cours de la journée, et peuvent s’accompagner de ballonnements, de diarrhée, de constipation ou de gargouillis. Elles sont souvent soulagées après l’évacuation des selles ou des gaz. Lorsque les deux types de douleur coexistent, la localisation précise, le type de sensation et le contexte d’apparition orientent le diagnostic.
| Critère | Douleur psoas | Douleur intestinale |
|---|---|---|
| Localisation | Aine, hanche, bas du dos | Ventre, bas-ventre, flancs |
| Type | Élancement, tension, raideur | Crampe, torsion, brûlure |
| Facteurs aggravants | Marche, escaliers, flexion de hanche | Repas, stress, certains aliments |
| Facteurs soulageants | Repos, chaleur, étirements doux | Évacuation, antispasmodiques, position fœtale |
Pourquoi psoas contracté et troubles intestinaux se renforcent parfois mutuellement
Un psoas contracté accentue la cambrure lombaire, modifie la posture et peut comprimer légèrement la zone abdominale. Cela favorise parfois les sensations de ventre gonflé, de transit inconfortable ou de pesanteur chez les personnes sensibles. La position assise prolongée, très fréquente dans notre quotidien, maintient le psoas en position raccourcie, ce qui amplifie cette compression.
De leur côté, les douleurs intestinales, le stress digestif ou les douleurs pelviennes entraînent souvent une crispation réflexe du psoas et des muscles abdominaux. Ce réflexe de protection musculaire crée un cercle vicieux où la tension génère plus de douleur, qui à son tour provoque plus de tension. Ce phénomène est particulièrement fréquent chez les personnes souffrant de troubles fonctionnels intestinaux ou de stress chronique.
Principales causes de douleur psoas et intestin à explorer
Plusieurs causes fréquentes peuvent expliquer une douleur associant psoas et intestin, de la simple surcharge musculaire au syndrome de l’intestin irritable. L’enjeu est d’identifier rapidement les situations bénignes, qui relèvent de l’adaptation de votre mode de vie, et celles qui nécessitent un avis médical rapide. Le stress, l’inflammation et certaines postures prolongées jouent un rôle souvent sous-estimé dans cette problématique.
Quelles pathologies digestives peuvent irradier vers le psoas douloureux
Certaines colites, les poussées de maladie de Crohn localisées au niveau iléo-cæcal, de rectocolite hémorragique ou une diverticulite peuvent donner des douleurs abdominales irradiant vers la fosse iliaque et l’aine. L’inflammation de la paroi intestinale peut atteindre les structures voisines et irriter le psoas par proximité anatomique.
Dans de rares cas, un abcès du psoas d’origine digestive ou une appendicite compliquée peuvent provoquer une douleur mixte, à la fois profonde et abdominale. La présence de fièvre, d’altération de l’état général, de sueurs nocturnes ou de douleurs très vives impose une consultation urgente, car ces signes peuvent indiquer une complication nécessitant un traitement rapide.
Le rôle du syndrome de l’intestin irritable dans les douleurs pelvi-fémorales
Le syndrome de l’intestin irritable, ou colopathie fonctionnelle, associe douleurs abdominales, ballonnements et troubles du transit sans lésion visible à l’imagerie ou à l’endoscopie. Cette pathologie touche environ 10 à 15% de la population française et affecte davantage les femmes.
Chez certains patients, l’hypersensibilité viscérale se combine à une hypertonie des muscles profonds, dont le psoas et les muscles du plancher pelvien. Ce mélange peut donner des douleurs diffuses, parfois ressenties à la hanche, à l’aine ou dans le bas du dos, sans lésion grave sous-jacente. Le système nerveux entérique et le système musculo-squelettique communiquent étroitement, expliquant ces manifestations croisées.
Quand une simple tendinite du psoas s’accompagne de troubles digestifs
Une surutilisation du psoas lors de la course, la danse, les sports de pivot ou les changements de direction répétés peut entraîner une tendinite ou une contracture locale. La douleur devient alors mécanique, majorée à l’effort ou lors de certaines postures assises prolongées. Elle est particulièrement ressentie au pli de l’aine lors de la flexion active de la cuisse.
Le stress lié à la douleur chronique, la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens qui irritent la muqueuse digestive, ou la réduction de l’activité physique peuvent secondairement perturber le transit. Cela donne l’impression d’un problème intestinal associé, alors qu’il s’agit d’une conséquence indirecte de la pathologie musculaire initiale.
Repérer les signes d’alerte et affiner le diagnostic avec précision
Déterminer l’origine exacte d’une douleur psoas et intestin passe par une écoute fine de vos symptômes et parfois par des examens complémentaires. L’objectif n’est pas de vous transformer en médecin, mais de vous aider à décrire précisément ce que vous ressentez. Cela permet de gagner du temps lors de la consultation et d’éviter de passer à côté d’un signe important nécessitant une prise en charge spécifique.
Douleur psoas et intestin : quand s’inquiéter et consulter rapidement
Il est recommandé de consulter en urgence en cas de fièvre supérieure à 38,5°C, de fatigue marquée inhabituelle, de douleur brutale et intense, de vomissements répétés, de sang dans les selles ou d’amaigrissement inexpliqué de plus de quelques kilos en quelques semaines. Ces signes peuvent indiquer une pathologie nécessitant une évaluation médicale rapide.
Une douleur qui empêche franchement la marche, s’aggrave rapidement sur quelques heures ou jours, ou réveille systématiquement la nuit doit aussi alerter. En l’absence de ces signes d’alarme, une consultation programmée reste pertinente si les symptômes durent plus de deux à trois semaines ou reviennent régulièrement sans explication claire.
Quels examens envisager pour explorer douleurs psoas et troubles intestinaux
Selon vos symptômes et l’orientation clinique, le médecin pourra proposer une prise de sang pour rechercher un syndrome inflammatoire, une anémie ou des troubles métaboliques. Une analyse d’urine permet d’écarter une infection urinaire qui peut donner des douleurs similaires. L’échographie abdominale constitue souvent un premier examen simple et non irradiant pour visualiser les organes digestifs et le psoas.
Si besoin, un scanner abdomino-pelvien ou une IRM peuvent être prescrits pour une exploration plus précise des structures profondes, de la région lombaire, du bassin et des tissus mous. La coloscopie peut être indiquée en cas de suspicion de pathologie inflammatoire ou de lésion intestinale. Ces examens aident à distinguer pathologie digestive, atteinte musculaire du psoas, problème articulaire de hanche ou origine rachidienne.
Comment décrire ses douleurs pour aider médecin, kiné et ostéopathe
Décrivez la localisation précise de votre douleur en utilisant vos mains pour montrer la zone exacte : aine droite ou gauche, bas-ventre, flanc, bas du dos. Précisez le type de sensation ressentie, que ce soit une brûlure, une crampe, un élancement, une tension ou une raideur. Indiquez l’intensité sur une échelle de 0 à 10.
Notez les facteurs qui aggravent ou soulagent vos symptômes : lien avec les repas, les positions assises prolongées, la marche, la course, les escaliers ou le stress. Mentionnez également la présence d’autres signes comme des troubles du transit, des ballonnements, une fatigue ou une limitation fonctionnelle. Un petit carnet de symptômes tenu sur quelques jours, avec les horaires et circonstances d’apparition, peut grandement aider les professionnels à cibler leurs hypothèses et leur traitement.
Soulager la douleur psoas et intestin : gestes, traitements et prévention

Une fois les causes graves écartées, la prise en charge combine souvent adaptation du mode de vie, rééducation du psoas, gestion du stress et ajustement de l’alimentation. L’objectif est de sortir progressivement du cercle douloureux et de retrouver une mobilité confortable. De petits ajustements quotidiens peuvent faire une réelle différence sur la durée et améliorer significativement votre qualité de vie.
Quels exercices et étirements du psoas sont adaptés sans irriter les intestins
Les étirements doux en position de fente, un genou au sol et l’autre pied devant, permettent d’allonger progressivement le psoas. Respectez une respiration abdominale profonde pendant l’étirement et ne forcez jamais au point de créer une douleur vive. Maintenez la position entre 30 secondes et une minute, sans rebond.
Des exercices de mobilité du bassin et des hanches, comme les rotations douces ou le pont fessier, aident à équilibrer les contraintes sur le psoas. Le renforcement progressif des abdominaux profonds, notamment le transverse, stabilise la région lombaire sans comprimer le ventre. Il est préférable d’éviter les postures extrêmes, les abdominaux crunch classiques et les rebonds, surtout en période de crise digestive ou de ballonnements importants.
Ajuster alimentation et hygiène de vie pour apaiser psoas et système digestif
Une alimentation fractionnée en plusieurs petits repas par jour, modérément riche en fibres selon votre tolérance individuelle, et suffisamment hydratée limite les ballonnements et la constipation. Privilégiez les aliments peu transformés, les légumes cuits plutôt que crus si vous êtes sensible, et les protéines maigres. Mastiquez lentement et prenez le temps de manger dans le calme.
Réduire la consommation d’alcool, de tabac, l’excès de café et les aliments très gras ou ultra-transformés diminue la charge inflammatoire globale sur l’organisme. Le sommeil de qualité, avec au moins 7 à 8 heures par nuit, et la gestion du stress par des techniques comme la respiration profonde, la méditation ou le yoga ont un impact direct sur la tension musculaire et la sensibilité digestive.
Traitements médicaux, prise en charge pluridisciplinaire et suivi dans la durée
Selon l’origine identifiée de vos douleurs, le médecin pourra prescrire des antalgiques comme le paracétamol, des anti-inflammatoires non stéroïdiens sur une courte durée, des antispasmodiques pour calmer les crampes intestinales ou un traitement spécifique d’une pathologie digestive sous-jacente. Dans certains cas, des probiotiques ciblés peuvent être proposés pour rééquilibrer la flore intestinale.
La kinésithérapie joue un rôle central dans la rééducation du psoas, avec des techniques de relâchement musculaire, de renforcement et de correction posturale. L’ostéopathie peut compléter utilement le suivi en travaillant sur la mobilité globale du bassin, de la colonne et des viscères. Pour les situations chroniques complexes, une prise en charge en centre de la douleur ou avec un accompagnement psychologique peut être bénéfique.
Un accompagnement sur le long terme, même léger, aide à prévenir les rechutes et à garder le contrôle sur vos symptômes. La reprise progressive d’une activité physique adaptée comme la marche, la natation ou le vélo, associée à une bonne hygiène de vie, constitue la meilleure prévention pour éviter que la douleur ne s’installe durablement.
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